jeudi 25 août 2016

"Grace and Frankie" saison 1


Epouses de deux avocats associés, Grace et Frankie se supportent à grand-peine depuis plusieurs décennies. Mais le jour où leurs maris respectifs annoncent qu'ils ont une liaison depuis vingt ans et qu'ils les quittent pour vivre enfin en couple, les deux femmes sont forcées d'emménager ensemble dans la maison de plage qu'ils avaient achetée en copropriété. L'une est la très chic fondatrice d'un empire cosmétique dont elle demeure l'image publique, l'autre une artiste au tempérament bohémien qui pratique la méditation et fume des pétards. La cohabitation s'annonce explosive... 

Dès le générique très réussi, qui présente les bases de la série sous forme d'une animation de figurines de gâteau de mariage, j'ai pensé que j'allais bien me marrer. Et j'étais passablement à côté de la plaque. Oh, certes, "Grace and Frankie" ne manque pas de moments drôles. Mais plus qu'une simple comédie, c'est l'histoire poignante de deux septuagénaires qui se retrouvent confrontées à une brusque solitude et réalisent que, sans leurs époux respectifs, elles sont devenues invisibles pour la société. Si le sujet n'est pas précisément hilarant, la série sait trouver l'équilibre délicat entre humour et émotion pour donner à l'ensemble un ton doux-amer plutôt que déprimant. Jane Fonda et Lily Tomlin, qui incarnent les deux héroïnes et sont également productrices associées, se montrent épatantes de bout en bout malgré un scénario parfois mollasson (problème qui, paraît-il, s'arrange dans la deuxième saison), et on ne tarde pas à s'attacher à elles. Franchement, si j'arrive à 70 ans avec la moitié de la sagesse bougonne de Frankie et une aussi belle crinière grise, je considèrerai que j'ai réussi ma vie. 

2 saisons de 13 épisodes chacune disponibles sur Netflix, et une 3ème prévue pour le printemps 2017.

mercredi 24 août 2016

Les brunchs du dimanche (41): Seventy-Five




Dimanche, j'avais prévu d'aller faire le marché à Saint-Gilles et d'en profiter pour grignoter un bout dans le quartier. La météo m'a fait changer d'avis, mais j'avais quand même envie de sortir et de ne pas cuisiner mon déjeuner moi-même. Alors, je me suis rabattue sur une de nos adresses de brunchs à tester: le Seventy-Five, situé non loin de la gare Centrale et face à mon coiffeur adoré... 








Arrivés vers 13h45, nous avons eu la possibilité de nous installer soit à l'étage, très lumineux et très cosy, mais où avait lieu un mini concert, soit au rez-de-chaussée où il n'y avait personne d'autre, et comme je trouve la musique live très distrayante (mais pas au bon sens du terme) quand je mange, j'ai opté pour la seconde solution. 

La formule brunch coûte 20€; elle comprend une boisson froide à choisir (orange pressée ou Cava), une assiette salée contenant un croissant garni (option poulet, saumon ou végétarienne), un petit demi-bagel tartiné, une salade fraîcheur, des oeufs-bacon-saucisse et des pommes de terre sautées, et pour le sucré, des pancakes au caramel salé et à la chantilly. Chouchou a adoré; pour ma part, j'ai trouvé le service un poil lent et le contenu de l'assiette salée un rien juste. 





Sinon, la déco comme le personnel sont très sympathiques, et l'étage m'a paru super cosy. Je reviendrai peut-être, mais pour tester les burgers cette fois, car il paraît qu'ils sont fameux. A signaler: le Seventy-Five est aussi un bar à gin. 

Seventy-Five
Rue des Alexiens 75
1000 Bruxelles

mardi 23 août 2016

L'été du lâcher-prise




J'ignore si c'est le contrecoup d'un printemps passé sous angoisse extrême, mais au début de l'été, sans que je le recherche particulièrement ou fasse le moindre effort dans ce sens, quelque chose s'est dénoué en moi.
Le matin, j'ai parfois commencé à bosser à l'heure passée de 13 ou de 47 minutes, alors qu'en temps normal, je suis une psychorigide de l'heure pile ou de la demie. 
Je n'ai pas touché à ma compta pro. Je me suis contentée de télécharger mes justificatifs une fois de temps en temps, et de les rassembler dans un fichier marqué "Docs à imprimer", point. 
Je n'ai quasiment pas ouvert mon agenda. Je ne planifiais que ce qui devait absolument l'être; pour le reste, je faisais les choses quand l'envie me prenait, et si elle ne me prenait pas, je ne les faisais pas. 
J'ai stoppé les cours de JavaScript parce que ça me gonflait et que je n'en avais pas l'usage pour le moment. Je m'y remettrai peut-être plus tard, ou pas. 
Je ne me suis pas affolée pour préparer mon planning de boulot 2017. Je me suis dit que je contacterais tous mes éditeurs à la rentrée et que ça suffirait bien.
J'ai renoncé à m'énerver pour les bricoles qui traînaient dans l'appartement ou les corvées en attente. Soit je m'en suis chargée moi-même et je les ai oubliées aussitôt, soit j'ai attendu que Chouchou s'en occupe sans lui en vouloir de ne pas réagir aussi vite que je l'aurais souhaité. Contre quelques pauvres minutes de rangement ou de ménage par-ci par-là, j'ai gagné une atmosphère domestique délicieusement allégée. 
Je ne me suis pas énervée quand on n'avait toujours pas entamé la préparation du dîner à 19h30 (le moment auquel j'aime manger  en principe, pour avoir fini de digérer quand je me couche). Et plusieurs fois, on n'est passé à table que vers 21h. Mon colon a survécu.
Je me suis quand même disputée avec ma mère, mais j'ai réussi à dédramatiser à peu très tout le reste et à désamorcer les petits agacements qui me pourrissent l'humeur d'habitude. 
J'ai annulé des rendez-vous médicaux pris "par principe", en me disant que je n'avais pas de raison objective de flipper et qu'il fallait que je me détende un peu avec ce suivi obsessionnel. 
Deux fois, je me suis sciemment couchée sans me brosser les dents (négligence a priori impensable pour la maniaque de l'hygiène bucco-dentaire que je suis).
J'ai adoré nos vacances à Edimbourg et presque pas écrit dessus parce que j'avais la flemme. Je me suis autorisé ce "trou" dans mes archives bloguesques.
J'ai laissé tomber l'organisation de la troc party prévue en août parce que ça me prenait la tête. Par contre, j'ai souvent improvisé des activités et des sorties à la dernière minute.
Je ne me suis jamais forcée à socialiser quand je n'en avais pas envie.
J'ai fait très peu de choses pour la satisfaction du résultat, mais beaucoup pour le plaisir du processus.
Et maintenant, je me demande si je vais réussir à garder cet état d'esprit pendant la mauvaise saison. Je sais que ce sera difficile mais je vais m'y efforcer, parce que je trouve ça vachement plus confortable!

lundi 22 août 2016

Les joies de la semaine #33




Lundi: le câlin de Darklulu à la dépose-minute de l'aéroport de Blagnac / après m'être fait confisquer ma crème de douche Graine de Pastel par la sécurité, retrouver des produits de la marque à la boutique duty free / dans l'avion, des consignes de sécurité ultra-sarcastiques: l'humour belge a encore frappé / une gentille carte de Shermane dans notre boîte à lettres / pour clôturer les vacances, un dîner-lecture peinards au Peck 47 (délicieux scampis épicés au couscous perlé, à l'avocat et à la coriandre fraîche)

Mardi: remplir mon joli calendrier perpétuel Gwenaëlle Trolez avec les anniversaires des gens que j'aime / un goûter-lecture et shopping chez Filigranes / Enigma Escape relaie mon article sur sa page Facebook, ce qui me vaut presque 1000 visites de plus que d'habitude dans la journée

Mercredi: mon billet du jour en petite Une humeurs de HelloCoton / un cornet de fraises enrobées de chocolat Godiva, dégusté en descendant la rue de Rollebeek / le récit hilarant des vacances de mon coiffeur (gay urbain par excellence) en Ardèche - la traite des chèvres, les frelons dans les champs, le nid de scorpions devant les toilettes extérieures / "la préparatrice de copie la plus sévère a eu un plaisir fou à relire ta trad" / un chèque-cadeau Amazon

Jeudi: en me mettant au travail de bonne heure, j'ai terminé mon quota de pages à 11h30 / le paradis des cactus et des succulentes se trouve chez Flower @ttitude, rue Antoine Dansaert; j'en ressors avec un très bel astrophytum et la promesse de revenir chercher une grosse boule hérissée de piquants / un fabuleux cocktail "Under the garden" chez Life is Beautiful avec Gasparde

Vendredi: trouver le courage de faire une journée de boulot normale malgré une chtite gueule de bois / préparer un banana bread ultra moelleux pour le goûter / me plonger dans "Dark matter" de Blake Crouch

Samedi: à Namur, la librairie d'occasion Ramd'âm et sa machine à réveiller les livres / trouver chez l'Ensorceleuse une magnifique et très confortable robe Talia Benson en lin beige soldée à 30€ / une balade agréable dans les rues pavées du centre piéton, et une jolie moisson de photos / et un week-end dans un chalet suisse planifié pour le printemps 2017, un!

Dimanche: quelques pousses vertes pointent dans mon Chuppon / sur un coup de tête, prendre une voiture Cambio et partir bruncher au Seventy-Five / ...et puis tant qu'on y est, aller s'acheter des petits choux chez Chouconut pour le goûter / réserver un escape game à thème égyptien pour dimanche prochain à Lille

...et sans jour particulier: je suis légèrement bronzée, et ça me va plutôt bien / le joli sac Brontibay violine exhumé d'un fond de penderie / la sensation de profiter au maximum de cette fin d'été

dimanche 21 août 2016

Les choses que j'aime entendre




★ Le pas lourd caractéristique de Chouchou dans l'escalier, quand il rentre le soir
★ Le ronron paisible du lave-vaisselle dans la pièce voisine pendant qu'on s'endort
★ Les oiseaux qui gazouillent dehors quand je me réveille
★ La pluie qui tambourine sur les vitres quand je suis au chaud chez moi
★ Le clapotis des vagues venant mourir sur la plage
★ Le crépitement d'un feu de cheminée
★ Un train de marchandises qui passe pas loin 
★ Le coup de sonnette du facteur qui m'apporte une commande de bouquins
★ Un bon vieux morceau de rock des années 80 sur Classic 21 quand on va faire les courses en Cambio
★ La voix de ma soeur qui dit la même chose que moi en même temps que moi
★ La voix de ma soeur tout court, en fait
★ "Nous allons maintenant procéder à l'embarquement du vol Brussels Airlines 
à destination d'Oùjevais"
★ "Tu avais raison"